Dans le cadre de la poursuite des efforts de l’Autorité de Contrôle Administratif visant à préserver l’image et la dignité de la fonction publique et à lutter contre toutes les formes de manipulation portant atteinte aux droits des citoyens et au système des services fournis par l’État aux catégories les plus vulnérables, l’Autorité a réussi à arrêter le directeur d’un bureau de réhabilitation dans l’un des gouvernorats, pour avoir conclu un accord avec plusieurs autres personnes afin de faciliter l’obtention de cartes d’identification du handicap et de services intégrés sur la base de documents et de pièces officielles falsifiés, prétendument délivrés par certains hôpitaux publics.
Ces actes visaient à permettre à des personnes non éligibles de bénéficier des avantages légaux accordés aux personnes en situation de handicap, notamment l’importation de véhicules médicalement équipés exonérés de taxes et de droits de douane, ainsi que l’obtention de l’allocation « Takaful wa Karama », en contrepartie d’avantages financiers perçus auprès de ces personnes.
Les mesures légales nécessaires ont été prises, et les accusés ont été déférés devant le parquet général qui a ouvert une enquête et confirmé leur implication dans des crimes de corruption, d’enrichissement illicite, de falsification, de détournement de fonds publics et de fraude douanière. Ils ont ensuite été renvoyés devant la juridiction compétente, laquelle a prononcé une peine de réclusion criminelle à perpétuité contre le directeur du bureau de réhabilitation, ainsi que des peines de réclusion aggravée allant de 10 à 15 ans contre 66 autres accusés. Le tribunal les a également condamnés à verser des compensations douanières équivalant au double des droits de douane éludés.
L’Autorité de Contrôle Administratif réaffirme la nécessité de respecter les règles encadrant l’accès aux services publics et met en garde contre toute tentative de manipulation des droits et privilèges garantis par la loi aux catégories réellement éligibles. Elle souligne également sa détermination à prendre des mesures juridiques fermes contre toute exploitation de la fonction publique portant atteinte aux intérêts des citoyens et à l’économie nationale.