Lors de son discours, Dr Mostafa Madbouly a souligné que l’attention portée aux groupes marginalisés constitue en soi une forme de lutte contre la corruption, les discriminations et les inégalités. Il a ajouté que la « Nouvelle République » incarne un espoir pour tous les Égyptiens, leur permettant de vivre dans la dignité, la prospérité et le progrès.
Le Premier ministre a également rappelé que, conformément à la Convention des Nations Unies contre la corruption, la corruption a un impact profond sur la qualité de vie, et que, par conséquent, améliorer la qualité de vie contribue à réduire la propagation de la corruption.
Le Premier ministre de la République arabe d’Égypte, Dr Mostafa Madbouly, a participé ce matin à la séance inaugurale de la neuvième session de la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption, organisée sous l’égide des Nations Unies et accueillie par l’Égypte au Centre international de conférences de Charm el-Cheikh, du 13 au 17 décembre.
Cette conférence de haut niveau réunit un grand nombre de ministres, de gouverneurs, de présidents d’organismes de contrôle, ainsi que des responsables d'institutions concernées. Y participent également de nombreux représentants de gouvernements, d'organisations régionales et internationales, de la société civile, du milieu académique et du secteur privé égyptien.
Avant la séance d'ouverture, une cérémonie de lever des drapeaux de l’Organisation des Nations Unies et de la République arabe d’Égypte s’est tenue au siège de la neuvième session de la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption, au Centre international de conférences de la ville de Charm el-Cheikh. Les deux drapeaux ont été hissés par Dr Mostafa Madbouly, Premier ministre, et Dr Ghada Waly, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Directrice exécutive de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
La séance d'ouverture de la conférence a ensuite été marquée par une allocution du Dr Harib Al Amimi, président de la huitième session de la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption. Il a évoqué l'importance de la première session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies consacrée à la lutte contre la corruption, au cours de laquelle une déclaration politique a été adoptée pour intensifier les mesures de lutte contre la corruption et accélérer la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies contre la corruption.
Le Dr Harib Al Amimi a ensuite annoncé l’élection du général de division, ingénieur Hassan Abdel Shafi, président de l’Autorité de contrôle administratif, en tant que nouveau président de la neuvième session de la Conférence. Une cérémonie de passation de la présidence de la conférence pour cette nouvelle session a alors eu lieu. La séance d’ouverture a également été marquée par la projection d’un film documentaire intitulé « La route d’Abou Dhabi à Charm el-Cheikh », mettant en lumière les efforts internationaux déployés récemment avec la participation des parties concernées pour lutter contre la corruption, renforcer la coopération directe en vue d’y faire face au-delà des frontières, et soulignant le lancement du Réseau opérationnel mondial des autorités chargées de l’application de la loi contre la corruption.
Le film a également mentionné les avancées réalisées dans la lutte contre la corruption dans le domaine du sport, notamment à travers de nouveaux partenariats avec le Comité international olympique et la Fédération internationale de football (FIFA).
Par la suite, le général de division, ingénieur Hassan Abdel Shafi, président de la neuvième session de la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption, a prononcé une allocution dans laquelle il a souhaité la bienvenue à l’ensemble des participants à cette conférence organisée dans la ville de la paix, sur la terre précieuse de l’Égypte, berceau de la civilisation et de l’histoire.
Il a exprimé ses remerciements et sa gratitude pour la confiance qui lui a été accordée à travers son élection à la présidence de cette neuvième session, et a également fait part de sa profonde estime à l’égard du Dr Harib Al Amimi, Président de l'Institution supérieure de contrôle de l’État frère des Émirats arabes unis. Il a souligné que cette conférence constitue une plateforme essentielle de concertation et d’échange d’expériences, dans le but de protéger nos peuples et de transformer notre monde vers un avenir meilleur, malgré les nombreux défis auxquels nous devons faire face.
Un film documentaire a été projeté sur le rôle de l’Égypte dans la lutte contre la corruption, suivi de la diffusion de messages enregistrés de M. le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies et de M. le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Dr Ghada Waly, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Directrice exécutive de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), a ensuite prononcé une allocution dans laquelle elle a félicité le général de division, ingénieur Hassan Abdel Shafi, président de l’Autorité de contrôle administratif, pour son élection à la présidence de la neuvième session de la Conférence des États parties. Elle a également remercié Dr Harib Al Amimi, président de l’Institution supérieure de contrôle des Émirats arabes unis, pour les efforts qu’il a déployés durant sa présidence de la huitième session de la Conférence. Dans son intervention, elle a souligné l’importance majeure de cette Conférence, rappelant que la Convention des Nations Unies contre la corruption constitue l’instrument juridique international global de lutte contre ce fléau, qui menace la sécurité des États et entrave les efforts de développement durable à l’échelle mondiale.
Le Premier ministre, Dr. Mostafa Madbouly, a ensuite prononcé une allocution, commençant par souhaiter la bienvenue aux chefs des délégations des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption, réunis à l’occasion de la Conférence des États parties à ladite Convention, considérée comme la principale plateforme d’échange d’expériences et de bonnes pratiques en matière de prévention et de lutte contre la corruption.
Dans son intervention, le Dr Mostafa Madbouly a souligné que la corruption constitue l’un des principaux obstacles à la réalisation du développement durable, en tant que phénomène multidimensionnel qui sape la croissance et la prospérité, entrave l’amélioration de la qualité de vie, entraîne une hausse des taux de pauvreté, affaiblit la confiance dans les institutions publiques, et porte atteinte aux droits de l’homme. Il a appelé à considérer la prévention et la lutte contre la corruption comme une question centrale, étroitement liée à tous les aspects du développement, tout en affirmant que la corruption n’est pas un phénomène purement national, mais bien transfrontalier, ce qui impose une coopération sérieuse et fructueuse entre les États.
Le Premier ministre a également souligné, au cours de son allocution, que la Constitution de la République arabe d’Égypte de 2014 comporte plusieurs articles obligeant les organes de l’État à lutter contre la corruption. Il a précisé que ses textes garantissent l’indépendance technique, financière et administrative des instances indépendantes et des organes de contrôle, et qu’ils imposent aux institutions concernées de participer à l’élaboration d’une stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption. Il a ajouté que ces engagements constitutionnels se répercutent directement sur les efforts de développement et sur la promotion des droits de l’homme. Le Dr Mostafa Madbouly a déclaré :« Nous avons adopté, en 2016, un programme national global de réforme économique, visant à assurer la stabilité macroéconomique, à attirer les investissements nationaux et étrangers, et à réduire les taux d’endettement public. » Il a précisé que l’ensemble de ces mesures, en plus des projets nationaux d’envergure entrepris par l’État, ont permis de créer des opportunités d’emploi, d’améliorer les conditions de vie des citoyens, et d’encourager le passage de l’économie informelle à l’économie formelle, contribuant ainsi à la réduction des pratiques de corruption.
Le Premier ministre a également indiqué que, ces dernières années, l’État égyptien a œuvré avec sérieux et persévérance au renforcement de la protection sociale. À cet égard, il a souligné que le programme « Takaful et Karama » constitue l’un des principaux programmes de transferts monétaires conditionnels, salué par les institutions internationales dans ce domaine. En 2021, environ 3,8 millions de familles en ont bénéficié. Le Dr Madbouly a ajouté : « L’initiative présidentielle « Vie décente » figure parmi les programmes phares visant l’amélioration des conditions de vie et de la qualité de vie de près de 60 millions de citoyens égyptiens, répartis dans les zones rurales. Le volume des investissements mobilisés pour cette initiative dépasse 45 milliards de dollars américains. » Il a affirmé que le fait de se concentrer aujourd’hui sur des catégories de population longtemps marginalisées constitue en soi une forme de lutte contre la corruption, les discriminations et les inégalités, ajoutant que la « Nouvelle République » égyptienne incarne un espoir pour tous les Égyptiens de vivre dans la dignité, la prospérité et le progrès.
Le Premier ministre a ajouté que l'Égypte a également lancé sa Stratégie nationale des droits de l'homme 2021-2026, qui place la lutte contre la corruption, le renforcement de la gouvernance et l'instauration des valeurs d'intégrité et de transparence parmi ses principes fondamentaux. Cette stratégie est multidimensionnelle et s'articule autour de quatre axes principaux : les droits civils et politiques ; les droits économiques, sociaux et culturels ; les droits des femmes, des enfants, des personnes handicapées, des jeunes et des personnes âgées ; ainsi que la sensibilisation et le renforcement des capacités dans le domaine des droits de l’homme.
Madbouly a également affirmé, dans son discours, que la corruption, selon la Convention des Nations Unies contre la corruption, a un impact considérable sur la qualité de vie. Par conséquent, l’amélioration de la qualité de vie contribue à réduire la propagation de la corruption. Il a souligné que l’Égypte s’est attachée, au cours des dernières années, à renforcer le droit à un logement décent, en réaménageant les zones informelles non sécurisées et non planifiées, en fournissant des logements sociaux et en étendant la couverture des services d’eau potable et d’assainissement dans les zones rurales et urbaines du pays.
Parallèlement, le Dr Mostafa Madbouly a souligné que la numérisation et l’automatisation des services publics figurent parmi les priorités majeures de l’État égyptien. En effet, la numérisation permet de réduire la corruption en instaurant une séparation entre le demandeur de service et son fournisseur, tout en renforçant la transparence et le contrôle des institutions. Par ailleurs, la Nouvelle Capitale Administrative constitue un levier de la réforme administrative, grâce à l’adoption des technologies les plus avancées dans la gestion des affaires de l’État, et représente un modèle en matière de promotion de la numérisation et de l’automatisation des services gouvernementaux. Le Premier ministre a également souligné que l'État est bien conscient que la lutte contre la corruption ne relève pas uniquement de la responsabilité des gouvernements, mais que la population a également un rôle fondamental à jouer. C’est pourquoi d’importants efforts ont été déployés au cours des dernières années pour promouvoir l’inclusion et l’autonomisation des femmes et des jeunes. L’État est convaincu que l’autonomisation des femmes contribue au renforcement des efforts nationaux, et a ainsi adopté des mesures décisives et efficaces en faveur de leur participation politique, économique et sociale. De même, l’État s’emploie à intégrer les jeunes dans les processus d’élaboration et de mise en œuvre des politiques publiques, dans la conviction qu’ils représentent le pilier de l’avenir et qu’il est essentiel de forger une nouvelle génération qui rejette le phénomène de la corruption.
Madbouly a ajouté que, bien que nous continuions tous à faire face à d'importants défis découlant des effets négatifs de la pandémie de Covid-19, les efforts déployés par l’Égypte pour gérer cette crise ont démontré la capacité de l’État à affronter les situations d’urgence. Il a ainsi souligné que la communauté internationale doit œuvrer sans relâche pour mettre en place les cadres et mécanismes nécessaires afin de renforcer la préparation des institutions publiques et leur capacité à prévenir et combattre la corruption en période de crise et d'urgence. Il a salué, à cet égard, le choix judicieux des États parties d’avoir retenu cette thématique cruciale comme sujet principal de la déclaration de la présente conférence.
Le Premier ministre a également souligné que, parallèlement à la Convention des Nations Unies contre la corruption, la vision de l’État, incarnée par la Stratégie de développement durable « Vision Égypte 2030 » et la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, reflète les orientations mondiales et régionales, notamment les dix-sept Objectifs de développement durable adoptés par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2015, ainsi que l’Agenda 2063, entériné par le Sommet de l’Union africaine en 2015, et sa première feuille de route décennale 2014-2023. Il a souligné l’engagement de l’Égypte en faveur de la coopération internationale et régionale dans la prévention et la lutte contre la corruption, ainsi que ses efforts visant à échanger expertises et savoirs avec les pays frères et amis dans ce domaine.
Dr Mostafa Madbouly a conclu son allocution en exprimant ses vœux les plus sincères de succès et de réussite aux travaux de la neuvième session de la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption, soulignant sa pleine confiance que cette session aboutira à des décisions qui viendront appuyer les efforts visant à prévenir et à combattre la corruption, dans le but de promouvoir le bien-être et la prospérité de tous nos peuples.